lundi 13 septembre 2010

Pour l’abolition des commissions scolaires ?

«CALGARY - Treize écoles «autonomes» ouvertes depuis quelques années en Alberta sont en train de prouver que le réseau d'éducation pourrait se passer des commissions scolaires.
Depuis qu'elles se sont «débarrassées» de ce que leurs directeurs appellent la «grosse bureaucratie», ces institutions sont plus performantes que jamais.


Alors qu'au Québec on discutera encore du «rôle» des commissions scolaires lors d'un «forum» qui doit avoir lieu cet automne, ces treize «écoles à charte» n'ont plus à se soucier de ce débat.


Financées à 100 % par les contribuables albertains, ces institutions sont gérées comme des écoles privées.


Elles reçoivent une subvention annuelle d'environ 6 000 $ par élève, la même qui est versée pour les enfants fréquentant les écoles publiques dites «traditionnelles.» Mais, dans ces établissements, pas un sou ne va dans les commissions scolaires, une structure dont l'administration a coûté 575 M$ aux Québécois, l'an dernier.


Ces institutions publiques albertaines sont financées directement par le ministère de l'Éducation, un modèle qui fait rêver les directeurs d'école du Québec.


Le même dollar mieux dépensé
Les parents qui inscrivent leurs enfants dans ces établissements «en ont davantage pour leur argent» que s'ils les envoyaient dans une école publique régulière, croit Dale Erickson, de la Calgary Arts Academy, une école autonome axée sur les arts. «Les sommes que nous dépensons vont directement dans les services aux élèves. Il n'y a pas d'intermédiaire», fait-il valoir.


John Picard, un ex-directeur du Québec qui dirige une autre de ces écoles à charte, abonde dans le même sens. «Si tu as plus de budget et de ressources dans une école plutôt que dans un bureau du centre-ville, tu en as plus pour ton argent», lance-t-il.


Ces 13 écoles publiques, qui ne sélectionnent généralement pas leur clientèle, sont gérées par les directeurs d'école avec un conseil d'administration composé la plupart du temps de bénévoles.


Elles ne sont pas gouvernées par des commissaires scolaires - souvent élus par acclamation et par une minorité de la population - comme ceux du Québec.


Les directeurs de ces écoles autonomes embauchent et sélectionnent eux-mêmes chacun de leurs employés, du prof au concierge, en passant par le chauffeur d'autobus et la secrétaire. Ce sont eux qui déterminent les priorités de leur école et les services dont leurs élèves ont besoin.


Résultats spectaculaires
Ce sont eux aussi qui, avec leur équipe, s'assurent du déneigement de la cour d'école ou de la tonte du gazon, notamment. Et contrairement à ce que soutiennent les commissions scolaires lorsque leur pertinence est remise en question, ces tâches logistiques ne sont «pas compliquées du tout», affirme John Picard.


Les résultats des élèves inscrits dans ces écoles autonomes sont tout simplement spectaculaires. Selon les plus récentes données disponibles, 91 % d'entre eux réussissent les examens du Ministère.


C'est 15 points au-dessus de la moyenne des autres écoles, un écart qui croît un peu plus chaque année.


Changement menaçant
Malgré cette performance, le nombre de ces établissements autonomes plafonne.


Le gouvernement albertain n'a prévu en autoriser que quinze, jusqu'à nouvel ordre.


«Nous avons prouvé [que les écoles publiques pourraient exister sans commission scolaire], estime Dale Erickson. Mais s'il fallait que ça arrive, toute la bureaucratie deviendrait hystérique.»


«Le changement est menaçant pour bien des gens», ajoute John Picard. Source : (Journal de Montréal)
Après lecture de l’article de ce journal plusieurs questions se posent :

1-Pourquoi la droite qui est au pouvoir depuis 1935 en Alberta a-t-elle attendue presque 70 ans avant de s’apercevoir que les Commissions scolaires étaient très couteuses et pouvaient être remplacées?

2-Où sont situés ces établissements «autonomes » ? Dans une zone densément peuplée ?

3-Il y en a-t-il dans les milieux ruraux ? Combien ?

4-Sur quelle base calcule-t-on le versement de 6,000$ par enfant? A-t-on exclut le coût de l’administration des Commissions scolaires pour en arriver à 6000$ ou a t-on prit le montant total incluant les frais de gestions des Commissions scolaires divisé par le nombre d’élèves?

5-Pourquoi le gouvernement conservateur si proche de ses sous plafonne à 15 le nombre d’établissements «autonomes» ?

6-Les établissements autonomes donnent-ils les réponses des examens du Ministère pour prouver qu’ils sont meilleurs que les Commissions scolaires ?

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