samedi 15 janvier 2011

Duhaine en folie (4) Dépanneur d'industries

Il est un curieux spécimen ce Duhaine. Il peut écrire de ces bizarreries qui ne passent pas inaperçues. Comme toujours il choisit ses cibles, toujours les mêmes, même si le plus souvent qu’autrement, il vise à côté.

Le dépanneur d’industries
Duhaine écrit : 
INDUSTRIE EN CRISE : (...) C’est une industrie que je connais bien pour avoir eu la chance d’aider par le passé  l’Association québécoise des dépanneurs dans ses efforts pour réduire la contrebande des produits du tabac. (…)
L’industrie des dépanneurs est aussi une curieuse cible pour la CSN. Les propriétaires de dépanneurs en arrachent ces jours-ci. La contrebande de cigarettes, les frais excessifs des cartes de crédit et la hausse des prix de l’essence ont un effet dévastateur sur leurs revenus. Plus de 2300 dépanneurs fermaient leurs portes en 2009-2010 au Canada, principalement au Québec et en Ontario.»
Duhaine trouble à cause de  la tentative de syndicalisation des dépanneurs par la CSN. So what ? Les employés des dépanneurs sont le plus souvent exploités par des patrons aux manœuvres pas très catholiques comme par exemple le chantage à l’immigration. -"Tu te la ferme sinon je te dénonce, tes "papers" ou ceux de tes proches ne sont pas en règle."

Dans sa confusion volontaire, Duhaine mélange coupables et  victimes.  Les vrais coupables; pourtant ils les nomment, mais tout comme bon libertarien qui se respecte, il refuse de reconnaître ceux qui abusent et qui font que «les dépanneurs en arrachent», selon lui.

Duhaine le libertarien devrait plutôt s’en prendre à ceux qui abusent de leur liberté c'est-à-dire l’abus des patrons qui font de la contrebande de cigarettes.  Petit clin d’œil comme ça, en passant.  Il semble que les attentions particulières de Duhaine ont été vaines car la contrebande de cigarettes est toujours une industrie florissante.

Duhaine le libertarien devrait plutôt s’en prendre aux  patrons des compagnies de cartes de crédits qui exigent des frais excessifs sur les cartes de crédit et aux patrons des pétrovoleuses pour les hausses des prix de l’essence.

Les patrons sont là pour créer la richesse, une personne d’honnête ne contredirera cela. Mais le rôle des syndicats et dans certains cas le gouvernement, c'est de la répartir !

4 commentaire (s):

Le Train De La Nuit a dit…

La fermeture des dépanneurs aurait-elle été causé par une plus grande accessibilité des épiceries?

Juste dans mon petit village (un peu moins de 5000 habitants), notre immense Métro est ouvert 7 jours de 8 à 23 heures!

Le Provi-Soir (je démontre mon grand âge!) est donc là pour l'essence et la bière; le "Shell" est surtout là pour le Subway et le club vidéo; le dépanneur "des deux soeurs" tient en vie grâce à la crèmerie l'été et aux patisseries maisons et café de luxe à consommer sur place.

Bref, ce n'est certainement pas à cause des employés que les dépanneurs en arrachent.

Que je sache, le prix de l'essence a beau varié, la marge de profit suit et est sensiblement toujours la même...

Duhaime et le RLQ sont anti-syndicats, au point que leur dictionnaire doit manquer une page. Aucune place à la modération!

Le Gentil Astineux a dit…

@Train de la nuit, vous visez plus juste que Duhaine. Il y a depuis longtemps prolifération de dépanneurs partout en province et c'est pire à Montréal ce que l'homme aux idées importées n'a pas osé toucher.Tout comme certains cafés italiens de Montréal, plusieurs dépanneurs sont des lieux pour blanchir de l'argent sale.

gradlon a dit…

Je ne suis pas certain que ce soit l'industrie du dépanneur qui soit en péril, mais l'industrie des dépanneurs qui n'appartiennent pas à l'enseigne Couche-Tard.

Ce serait un peu comme déduire que l'industrie de la restauration rapide axée sur le café et le beigne est en péril parce que les Dunkin' Donuts ferment, alors que les Tim Hortons poussent comme de la mauvaise herbe.

Les Couche-Tard poussent également un peu partout, même là où l'industrie apparaît saturée.

Par exemple, à St-Lin—Laurentides, le centre du village, qui représente la plus petite portion de la population totale, comportait déjà deux gros supermarchés (Provigo et Super C ouverts jusqu'à 22 h), un plus petit marché (Marché Richelieu) et deux dépanneurs de bonne superficie. Les domaines étaient également bien pourvus en dépanneurs, dont deux gros sur la route 335/337 qui épargnent aux résidents tout déplacement vers le village.

Cette saturation d'entreprises offrants des services similaires et presque tous accompagnés d'une station-service n'a pas empêché un Couche-Tard de venir se planter juste en face du Super C!

Donc, industrie en péril ou monopole en développement sur l'industrie?

Le Gentil Astineux a dit…

Gradlon, je crois que tout comme Train de la nuit vous avez raison. lesvilles et villages sont saturés de dépanneurs.
Des raisons de plus pour dire que Duhaine est dans les patates.