Jean-François Nadeau, le chroniqueur Affaires du magazine l’Actualité dans sa dernière chronique de janvier 2011, page 58, dépeint le peu de goût des québécois pour l’entrepreneurship.
Il a raison, ses chiffres qu’il donne le prouve. Voici les données que Nadeau nous offre, en pourcentage de ceux qui sont propriétaires d’entreprises. (un comparatif entre provinces) :
-Alberta-Colombie-Britanique 13,2% sont propriétaires
-Manitoba-Sask 12,5%
-Ontario 11,4%
-Provinces Atlantiques 7,4%
-Québec 5,1%
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La culture entrepreneuriale
Nadeau commence par dire que
«Les ENTREPRENEURS, ça se cultive comme les bons joueurs de hockey. Il faut des jeunes prêts à s’entrainer et des parents… (…)»
Je m’arrête là, aux parents pour rajouter aux parents, les parents des parents et retourner en arrière jusqu’à la défaite sur les Plaines d’Abraham qui a fait de nous francophones des colonisés. De ça, Nadeau n’en parle pas de ces raisons pour lesquelles les québécois sont peu portés aux Affaires.
Depuis 1760, la haute-finance s’est retrouvée dans les mains des conquérants anglais qui refusaient de prêter aux pauvres parce qu’ils n’avaient pas de levier pour emprunter. On l’a toujours dit : les québécois sont un peuple de locataires et les banquiers anglophones refusaient de prêter à des locataires. Et les fermiers ne faisaient pas le poids.
Donc, peu de francophones avaient les moyens de se partir en affaires. Il y a bien eut les artisans et les maréchaux-ferrants, les boulangers et les brocantiers mais rares étaient les bijoutiers alliés des financiers.
Ceci étant dit, presque toute la culture entrepreneuriale était dans les mains des Anglais qui de père en fils (rarement en fille) se transmettaient le savoir, les trucs, les astuces, les moyens de voyager, les héritages et les moyens de se financer. C’est pour toutes ces raisons que même aujourd’hui presque rien n’a changé.
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