jeudi 7 avril 2011

Si Bertrand Cantat avait été une femme ou Karla Homolka


Quelques extraits de la vie de la pauvre "victime" "innocente" Karla Homolka
«(…) Le 6 juillet 1993, Karla Homolka fut reconnu coupable des homicides de Leslie Mahaffy et Kristen French, pour lesquels elle avait plaidé coupable, et fut condamnée à une peine totale de
12 ans de prison. La sentence maximum pour l’homicide est, au Canada, la perpétuité, mais le juge nota qu’elle « est réservée aux pires crimes commis par les pires assassins ».Malgré tout, bien des gens furent étonnés par l’indulgence de sa peine, car Homolka pouvait être libérée sur parole dès 1997.
Le 18 mai 1995, le procès de Paul Bernardo commença. Les cassettes vidéo étaient des preuves à charge extrêmement importantes. Bernardo était accusé de deux meurtres avec préméditation, de deux viols aggravés, de deux enlèvements, de deux "détentions de force" et d’avoir "accompli des indignités sur un corps humain".Le premier jour, le procureur Ray Houlahan décrivit une avalanche de dégradations sexuelles, de brutalités et de meurtres. Il expliqua en détail que l’accusation pensait que Paul avait tout d’abord dominé Karla Homolka, la réduisant au rôle de victime consentante par des abus physiques et mentaux systématiques. Puis il l’avait utilisée pour réaliser ses fantasmes sexuels dans le viol de Tammy Homolka. Incapable de se libérer du contrôle de Bernardo et terrifiée par la possibilité qu’il révèle à ses parents son rôle dans la mort de sa soeur, elle avait alors pris part aux viols et aux meurtres de Kristen French et Leslie Mahaffy. Le procureur projeta certaines parties des vidéos de Bernardo et Homolka. Il commença par une cassette où Karla Homolka se masturbait pour exciter Bernardo. Elle lui disait qu’elle allait lui ramener des vierges de 13 ans pour qu’il les viole. Le dialogue était une énonciation de tous les fantasmes sexuels de Bernardo, dans le but de l’amener à l’orgasme. Karla jouait le rôle de l’esclave sexuel et Bernardo était « le roi ». Alors que d’autres vidéos de Jane, de Leslie et de Kristen étaient diffusées, il devint évident que Bernardo était un abominable pervers sexuel.
(…)Karla Homolka
Toutefois, que Karla soit innocente ou coupable importait peu à présent, et cela ne sauva pas Paul Bernardo.Le 1er septembre 1995, il fut reconnu coupable de tous les crimes dont il était accusé et condamné à la prison à vie.Il devait encore être jugé pour le meurtre de Tammy Homolka et les viols de Scarborough. Il pouvait faire appel et être libéré sur parole après 25 ans de prison.
Karla Homolka fut d’abord incarcérée à la prison québécoise de Joliette, considérée comme un "club Med" mais où les détenues doivent travailler et pointer si elles veulent manger.

------>En 1997, elle déclina une possibilité de demander sa libération sur parole, déclarant qu’elle craignait pour sa vie si elle était libérée. Elle suivit des cours de psychologie. Elle continuait à se préoccuper de son apparence et faisait de l’exercice.Puis, les autorités, poussées par l’opinion publique, commencèrent à réaliser qu’elles avaient peut-être, malgré tout, commis une erreur en ne condamnant Karla Homolka qu’à 12 ans de prison. 

En avril 2001, Homolka fut transférée dans une prison de haute sécurité, à Sainte-Anne-des-Plaines. Là, elle n’étudiait plus, ne travaillait plus, et passait ses journées à regarder la télé ou à discuter avec ses codétenues, meurtrières comme elle.Elle fut transférée dans une autre aile lorsque l’on apprit qu’elle avait une relation avec un détenu masculin, un français, assassin et pervers sexuel violent. Le 17 janvier 2003, le bureau national des libérations sur paroles a ordonné que Karla Homolka reste en prison jusqu’à ce que les 12 années auxquelles elle a été condamnée soient totalement passées.En juin 2003, Homolka est retourné à la prison de Joliette, dans une nouvelle aile de sécurité maximum. Karla Homolka a été libérée en juillet 2005, à l’âge de 35 ans, et a exprimé dans une interview télévisée son désir de s’installer à Montréal.Suite à l’indignation de la population canadienne et aux efforts des procureurs généraux de l’Ontario et du Québec, un juge a décidé que des restrictions devraient être appliquées à Homolka (une première au Québec). Etc
http://www.tueursenserie.org/spip.php?article33&artpage=2-3

Si Karla Homolka avait exercé sa possibilité de liberté sur parole en 1997, cinq ans seulement après sa condanation elle aurait probablement libre depuis ce temps là.
 Mais, toutes ces restrictions n'a pas empêcher la réinsertion sociale de Karla Homolka à commencer par  s'établir au Québec, de se faire un conjoint et d'avoir un enfant.

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