François Legault de la CAQ propose mais qui va disposer de ses propositions ?
Question : les enseignants seront évalués par qui et par combien de personnes ?
Question : Des frais d’exploitations : quels sont-ils ?
Question ; combien de personnes supplémentaires seront nécessaires pour traiter les dossiers que traitent habituellement les employés du siège social ?
Sur l’augmentation de la masse salariale des médecins.
Question : Combien d’infirmières de plus pour l’ensemble des groupes de médecine familiale ?
Question : qui va faire le travail, à quel endroit et combien de personnes supplémentaires cela prendra pour accomplir les tâches accomplies actuellement par les agences de santé ?
Questions : «pour qu’ils puissent travailler à leur guise» veut dire Bar Open pour les médecins spécialistes, c'est-à-dire faire des opérations 7 jours du 7. Et qui dit opérations dit budget. Et qui dit budget dit gouvernement. A-t-on les moyens ?
Proposition Legault pour l'Éducation : http://www.coalitionavenir.org/2011/04/12/education/47-legault4.php
Qui va faire quoi à la place de qui ?
J'ai intercalé dans les propositions Legault mon questionnement. En rouge !
«La valorisation des enseignants commence par le respect, l’excellence et l’autonomie, mais aussi par une rémunération à la hauteur de leur importance. C’est pourquoi nous proposons d’augmenter le salaire des enseignants de 20% en moyenne. C’est le meilleur investissement qu’on puisse faire, parce que rien n’est plus important pour la réussite d’un jeune qu’un enseignant compétent et motivé. En échange, les enseignants devront accepter d’être évalués.
Question : les enseignants seront évalués par qui et par combien de personnes ?
C’est donc un nouveau pacte que nous proposons aux enseignants du Québec. Le gouvernement doit faire sa part pour améliorer les choses. Mais les enseignants et leurs syndicats devront aussi faire la leur.Pour financer ces investissements, nous proposons les mesures suivantes, qui génèreront les 950 millions $ nécessaires, sans hausser les taxes ou les impôts.
1) D’abord, nous croyons qu’il est possible d’économiser 600 millions $ par année en réduisant les frais d’exploitation d’Hydro-Québec de 23%.
Question : Des frais d’exploitations : quels sont-ils ?
Question : Si c'est les 12 Directions régionales qui remplacera les 96 Commissions Scolaires qui fera quoi et combien de personnes supplémentaires sera nécessaires pour le faire ? Lisez ici les règles d'investissements pour les Commissions scolaires.
2) L’abolition et la restructuration des commissions scolaires en directions régionales permettraient de réduire leurs dépenses de 50%, soit environ 280 millions par année.
3) Les écoles privées au Québec sont financées par des subventions du gouvernement à un taux exceptionnellement élevé de 60%. De plus, ces écoles n’accueillent pas beaucoup d’enfants avec des difficultés d’apprentissage ce qui laisse un fardeau élevé aux écoles publiques. Nous proposons de geler les subventions aux écoles privées pendant 4 ans soit une économie d’environ 60 millions $ par année à compter de la 4e année.
4) Finalement, nous croyons que le siège social de l’Université du Québec n’est plus nécessaire et qu’il devrait être aboli pour permettre à chaque composante de traiter directement avec le Ministère de l’éducation. Il s’agit d’une économie de 10 millions par année.
Question ; combien de personnes supplémentaires seront nécessaires pour traiter les dossiers que traitent habituellement les employés du siège social ?
Question : Sur ces 8200 omnipraticiens, combien sont des femmes prêtes à prendre en charge 1000 patients ?
Premièrement, nous n’aurons pas un réseau de santé fonctionnel tant que chaque Québécois n’aura pas son médecin de famille. Nous croyons qu’avec 8200 omnipraticiens, le Québec compte assez de médecins pour couvrir toute la population. Par contre, nous devons convaincre certains médecins de modifier leur pratique. La grande majorité des omnipraticiens devrait en effet accepter de prendre en charge un certain nombre de patients en équipe avec d’autres médecins, des infirmières et du personnel de soutien, au sein de groupes de médecine familiale.
Plusieurs des problèmes des patients peuvent être réglés par téléphone ou en consultant une infirmière supportée par un médecin.Pour y arriver, nous croyons qu’il faut modifier significativement la rémunération des médecins omnipraticiens pour qu’une partie importante de celle-ci soit rattachée à la prise en charge de patients, à raison d’environ 1000 patients par médecin dans un groupe de médecine familiale. Nous croyons aussi qu’il est nécessaire d’ajouter des infirmières et du personnel de soutien dans les groupes de médecine familiale.
Question : Combien d’infirmières de plus pour l’ensemble des groupes de médecine familiale ?
Finalement, nous croyons que les pharmaciens devraient pouvoir effectuer un certain nombre d’actes actuellement réservés aux médecins, tels les renouvellements d’ordonnance et l’ajustement du dosage de certains médicaments.Question : si on exige des pharmaciens de prescrire aux trois mois pour certains médicaments; est-ce que les pharmaciens vont exiger d’augmenter leurs honoraires pour le temps supplémentaire que cela prend pour compter 90 pilules au lieu de 30 ?
Notre deuxième proposition consiste à décentraliser le réseau de la santé.Actuellement, le réseau comporte 3 niveaux décisionnels : le ministère, les agences de santé et les établissements (dont les CSSS). Nous croyons que cette organisation est trop bureaucratique et que les agences de santé devraient être abolies, tandis que le ministère devrait se concentrer sur la fixation des objectifs et le suivi des résultats des établissements et sur la répartition des enveloppes budgétaires selon les soins délivrés par les établissements.
Question : qui va faire le travail, à quel endroit et combien de personnes supplémentaires cela prendra pour accomplir les tâches accomplies actuellement par les agences de santé ?
En contrepartie, les 95 centres de santé et de services sociaux et les autres établissements de première ligne devraient bénéficier de plus de pouvoirs, et assumer plus de responsabilités. Les directeurs de ces établissements – qui sont les plus près de l’action, donc les mieux placés pour trouver des solutions – devraient avoir plus de latitude dans l’utilisation de leur budget. Mais ils seront aussi imputables de leurs résultats.Questions : quels sont ces « plus de pouvoirs » et que veut dire « imputables de leurs résultats» et quelles seront les actions prises contre eux ?
Pour améliorer l’organisation des services, nous croyons que les directeurs d’établissements devraient pouvoir signer des ententes avec les médecins de leur établissement pour convenir, entre autres, d’un volume d’activités, qui serait lié à leur rémunération. La direction générale s’engagerait par ailleurs à fournir aux médecins les ressources nécessaires – les lits, les salles d’opération et autre équipement – pour qu’ils puissent travailler à leur guise.
Questions : «pour qu’ils puissent travailler à leur guise» veut dire Bar Open pour les médecins spécialistes, c'est-à-dire faire des opérations 7 jours du 7. Et qui dit opérations dit budget. Et qui dit budget dit gouvernement. A-t-on les moyens ?
Finalement, notre troisième mesure concerne le coût des médicaments. La croissance faramineuse de nos dépenses de santé vient en partie de l’augmentation du coût des médicaments. Même si nous avons réussi à réduire cette augmentation au cours des dernières années, elle demeure supérieure à celle des autres provinces.
Actuellement, le montant versé en honoraires aux pharmaciens s’élève à 1,2 milliard $ par année, c’est 31 % du coût total du régime public d’assurance-médicaments. Nous croyons que ces honoraires devraient être réduits. Pour y arriver, nous croyons qu’il serait possible (et assez simple) de faire comme les autres provinces et de renouveler les ordonnances aux 3 mois plutôt que tous les mois.Par ailleurs, comparativement aux autres provinces, le Québec consomme une proportion beaucoup plus élevée de médicaments innovateurs par rapport aux génériques. Cela s’explique en partie par ce qu’on appelle « la règle des 15 ans » établie en 1994 par le gouvernement du Québec.
Ainsi, les médicaments innovateurs qui sont inscrits depuis moins de 15 ans à la liste des médicaments du Régime d’assurance-médicaments sont remboursés à leur prix même si un générique est aussi inscrit à la liste à un prix moindre. Cette règle avait pour but d’encourager les entreprises pharmaceutiques innovatrices d’installer des activités de recherche au Québec. Cependant, on remarque depuis quelques années que certaines entreprises pharmaceutiques ne font à peu près plus de recherche au Québec, mais qu’elles continuent de bénéficier de « la règle du 15 ans ».Nous croyons que cette règle devrait être abolie et que les crédits d’impôt à la recherche devraient être bonifiés pour les entreprises qui font effectivement de la recherche au Québec.
Je suis d’accord !
Par ailleurs, nous croyons que le gouvernement du Québec devrait être plus exigeant avant d’approuver le remboursement de certains médicaments plus coûteux et trop similaires à des médicaments déjà approuvés, et qui augmentent le coût des médicaments.Nous croyons que nos propositions pourraient être implantées sur une période de 4 ans et qu’elles seraient neutres au plan budgétaire, c’est-à-dire que les nouveaux investissements en première ligne pour que tous les Québécois aient un médecin de famille seraient compensés par les économies réalisées dans les agences de santé, dans les honoraires aux pharmaciens et dans les montants payés aux compagnies pharmaceutiques.(...)
# François Legault -17-05-2011 21:37Je souhaite apporter quelques précisions suite à certains commentaires.
1) L'écart salarial entre les omnipraticiens et les spécialistes s'est agrandi au cours des dernières années.
2) Nous ramenons cet écart à la normale mais en échange nous demandons aux omnipraticiens une prise en charge des patients.
3) Nous visons une augmentation des patients pris en charge de 33 % (de 6 millions à 8 millions de personnes).
4) Nous proposons une augmentation de la masse salariale de 28 % (de 1,8 milliards $ à 2,3 milliards $) justifiée par l'augmentation du volume de patients de 33 %.
Proposition Legault pour la Santé : http://www.coalitionavenir.org/2011/05/17/sante/51-legault5.php
La répartition des médecins au Québec selon le Collège des médecins : http://www.cmq.org/Public/TravailObligations/Statistiques/RepartitionMedecins.aspx
La répartition des médecins au Québec selon le Collège des médecins : http://www.cmq.org/Public/TravailObligations/Statistiques/RepartitionMedecins.aspx
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