jeudi 7 juillet 2011

Affaire Turcotte : Justice, médias et la rue (mise-à-jour)

Dans l'affaire Turcotte, la rue n'a pas gagnée, du moins jusqu'à maintenant. Depuis hier, la rue est en colère parce que les onze jurys dont la majorité était des femmes ont crû à un nouveau syndrome pour un homme : celui de l'homme trahi et ... en détresse. Ne cherchez pas dans la nomenclature, il n'y est pas encore inscrit. Le jury n'a pas cru la poursuite qui tentait de faire croire que Guy Turcotte avait tué ses enfants uniquement par vengeance. Le jury a, pour la première fois, appliqué la détresse psychologique à un homme, alors que cela était réservé aux femmes.

Les syndromisées
Les femmes ont droit à plusieurs syndromes pour se défendre, tous plus raffinés les uns que les autres dont les plus connus sont le SPM et le SPA, et ceux qui sont en rapport avec les infanticides et homicides : post-partum et syndrome de la femme battue. En fait, une banque d'excuses.

Cervaux conditionnés 
L'affaire Turcotte a été énormément médiatisée grâce à la madamisation des ondes. Les médias madamisés se sont jeté sur Turcotte en oubliant que, presqu'en même temps, un autre procès mettant en cause une femme qui a torturé à mort l'enfant de son conjoint. Tous n’oublieront pas le nom de Turcotte, mais qui peut me nommer cette dame du Parc de la Visitation et cette autre qui a torturé?

Heureusement, il y a encore du monde capable de faire la part des choses : 
Avril 2011 (...) Mme Charest a notamment été appelée à commenter l'histoire de cette mère de famille qui a tenté de noyer ses deux enfants dans la rivière des Prairies au début du mois près du parc de l'Île-de-la-Visitation, dans Ahuntsic. La mère et son enfant de 4 ans ont péri. Son bébé de 2 mois a survécu.
Si les critiques se sont montrées virulentes à l'endroit du docteur Turcotte - dépeint comme un meurtrier -, le traitement a été différent à l'endroit de cette mère de 28 ans, décrite comme une femme en détresse. «Dans le cas du père, c'est souvent perçu comme une perte de contrôle après une séparation. Pour une mère dépressive, c'est une sorte de suicide élargi, du genre: je ne peux pas abandonner mes enfants», ajoute Rose-Marie Charest. Source : Les drames familiaux sous la loupe populaire

Mise-à-jour
TVA a ce reportage d'une femme qui a été comme Guy Turcotte tenue non criminellement responsable : si le verdict était bon pour elle, pourquoi ce ne serait pas bon pour un homme ?


2 commentaire (s):

Anonyme a dit…

100% d'accord avec vous. J'ai écrit un billet sur le sujet aussi, mais j'ai omis de parler des "syndrômes féminins". (I wish I had) Bonne idée!

Le Gentil Astineux a dit…

@anonyme du 6 juillet 14h17,
Pouvez-vous m'indiquer un lien vers votre billet svp ?