De plus en plus, au
Canada, des groupes de pressions et d’intérêts font changer des lois qui
auparavant relevaient du Code Civil ou du Common Law (le plaignant doit se
payer un avocat pour poursuivre et prouver sa cause) pour le Code Criminel
relevant du Ministère de la Justice du Canada donc pour transférer tout le fardeau financier de la preuve sur le dos des
contribuables.
Le projet de loi C-51
En lisant bien la
partie concernant la propagande haineuse commise à l’égard d’un "groupe
identifiable", vous remarquerez que les obèses y sont absents, pourtant ils sont
bien identifiables et l’objet de bien des railleries, de moqueries et des propos incitant à la haine et à de l’agressivité
? Pourquoi ?
Pis la police, elle. Que voilà un groupe bien identifiable sujet à
des propos haineux et même à des manifestations haineuses.
Tandis que parmi les
groupes identifiables il y a la religion et l’orientation sexuelle. Les Noirs sont identifiables par la couleur,
mais comment voulez faire pour la religion et l’orientation sexuelle…ce n’est
pas écrit dans leur face, non ?
Pire encore, Harper et
ses conservateurs veulent y ajouter l’origine nationale avec tout ce que cela
comporte. On ne pourra pas parler des
mafias d’origine russes, italiennes, juives, chinoises, vietnamiennes, anglaises
ou françaises en ces termes pour dénoncer ces groupes identifiables de
criminels qui sévissent au Canada et au Québec.
«2.1.1.1 Propagande haineuse (art. 4 et 5)
Les infractions de propagande haineuse doivent être commises à l’égard d’un « groupe identifiable ».
L’article 4 du projet de loi ajoute l’origine nationale à la définition actuelle de « groupe identifiable ».
L’article 5 du projet de loi précise que les infractions d’incitation publique à la haine et de fomenter volontairement la haine peuvent être commises par tout moyen de communication et comprennent le fait de rendre accessible du matériel haineux, par exemple en créant un lien hypertexte qui dirigerait les internautes vers un site Web affichant du matériel haineux.
Selon la définition actuelle qu’en donne le Code criminel [le Code] au par. 381(4), « groupe identifiable » désigne :
toute section du public qui se différencie des autres par la couleur, la race, la religion, l’origine ethnique ou l’orientation sexuelle.
Source : Parlement du Canada
Publication no 40-3-C51F
Résumé législatif du projet de loi C-51 :
Loi sur les pouvoirs d’enquête au 21e siècle
2 commentaire (s):
Vous visez juste, as usual. Je vous cite Denis Collin, La longueur de la chaîne, Essai sur la liberté au XXIe siècle : Bien que la chose ne soit pas encore un article de loi, il y a un domaine où aujourd'hui la criminalisation de la pensée non conforme est en voie de criminalisation : c'est l'analyse de la politique israélienne... Ce que peuvent se permettre les historiens israéliens d'aujourd'hui, détruire les légendes de la naissance d'Israël et mettre leur pays face à son propre passé colonialiste, est devenu à peu près impossible en Europe et aux États-Unis.
Résumons : la critique est interdite, de l'esclavagisme, de l'anti-esclavagisme, du colonialisme et de l'anticolonialisme, du judaïsme, de l'islam, du christianisme, d'Israël, des États-Unis et des États arabes... Silence sur les rangs. Vous avez cependant le droit de dire tout le mal que vous voulez de Cuba, de l'Iran, de la Corée du Nord.
La police du langage risque de nous ramener aux vérités d'État et de transformer des zéros intellectuels en martyrs. L'expérience soviétique a montré où menaient les vérités d'État.
@Réjean, si tout les commentateurs qui laissent les opinions comme vous le faites ici sur le sujet, la blogosphère y gagnerait beaucoup.
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