samedi 20 août 2011

À nos amis démissionnaires du PQ

La fameuse lettre du groupe demandant le retour aux dissidents péquistes de retourner au bercail

«Montréal, le 19 août 2011

À NOS AMIS DÉMISSIONNAIRES…

Depuis juin dernier, on ne cesse de faire état des humeurs et des projets futurs des députés démissionnaires du Parti Québécois. À la veille d’une élection au

Québec, il faut voir les conséquences de tout cela.

Certains parlent d’un nouveau mouvement, d’autres d’un nouveau parti

indépendantiste. Quoi encore ? À pointer la lune du doigt, certains ne voient que

leur doigt. À un moment donné, il faut faire le point. Le Parti Québécois, depuis sa

création en 1968 par René Lévesque, a connu toutes sortes de soubresauts

difficiles et éprouvants. La coexistence ardue avec le militant indépendantiste

Pierre Bourgault, par exemple, de même que «le beau risque» de René Lévesque,

pour ne mentionner que ceux-là, ont provoqué des déchirements internes

menaçant ainsi la vie même du parti.

Certes, le Parti Québécois n’est pas parfait et ne le sera sans doute jamais. Et à ce

compte, aucun autre ne l’est. Pourtant c’est le seul parti qui permet à la

démocratie de s’exercer depuis l’élection de l’exécutif d’une circonscription jusqu’à

l’élaboration de la plate-forme électorale. C’est aussi le seul parti qui a eu le

courage d’adopter, lorsqu’il était au pouvoir, des lois protégeant la culture et la

langue française face à la menace d’anglicisation et d’assainir les mœurs

électorales par une loi sur le financement des partis politiques, faisant encore

l’envie d’autres sociétés.»
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