samedi 6 août 2011

Pauline Marois apostrophe Sam Hamad qui réplique


Pauline Marois, cheffe du Parti Québécois, lors d’une conférence de presse devant l’entrée du tunnel Viger de l’A-20 de Montréal a apostrophée le ministre des transports Sam Hamad pour sa mauvaise gestion et son laxisme dans plusieurs dossiers concernant les infrastructures du Québec. Comme d’habitude, la cheffe du PQ critique le gouvernement libéral mais offre en plus des pistes de solutions.

Le PQ, par voie de communiqué, a publié de larges portions de cette conférence de presse sur son site internet et vous retrouverez ci-joint un extrait. Il s’agit des pistes de solutions proposées. Veuillez noter que j’ai souligné certains mots pour attirer votre attention car dans sa réplique à Mme Marois, le ministre libéral du gouvernement Charest répond par des demi-vérités.

Extrait :
Des éléments de solutions « Afin d’éviter des problèmes futurs aux citoyens et aux entreprises de la région de Montréal, nous sommes disposés à collaborer avec le gouvernement. Voici quelques propositions :

 D’abord, il faut rassurer la population et la seule façon de le faire, c’est par la transparence. Le gouvernement devrait publier sur le site Internet du ministère des Transports toutes les études touchant les infrastructures.Nous voulons que le gouvernement renforce l’expertise de l’État en matière de travaux publics : c’est primordial. Les infrastructures routières sont névralgiques pour le transport des personnes et pour les entreprises dans la région de Montréal et c’est le gouvernement qui en est responsable, tant au plan de la sécurité des automobilistes que de la gestion des fonds publics consacrés à leur entretien.

Il doit donc assumer ses responsabilités quant aux ressources humaines devant être affectées à l’inspection et à la surveillance des nombreux chantiers.Nous demandons au premier ministre de mettre en place un comité permanent qui assurera une réelle coordination entre les gouvernements de Québec et d’Ottawa et les municipalités dans la région de Montréal, dont les mandats seraient : de limiter au maximum la congestion routière qui étouffe Montréal; d’établir les priorités et de planifier adéquatement les travaux d’infrastructures; de maintenir en bon état nos infrastructures; et de développer de nouveaux projets de transports collectifs.
Finalement, il m’apparaît plus que jamais nécessaire d’instituer une enquête publique sur l’industrie de la construction. Le premier ministre doit prendre les choses en main. N’attendons pas qu’une tragédie se produise. N’attendons pas que le chaos routier paralyse Montréal et le Québec. Il faut agir avec force maintenant et mettre fin au désordre et à l’improvisation », a fait valoir Mme Marois. « Après les problèmes connus sur le pont Champlain, l’échangeur Turcot, l’échangeur Dorval, le pont Mercier et maintenant l’autoroute Ville-Marie, il faut que l’État redonne confiance aux citoyens, qu’il reprenne le contrôle de la planification et de l’évaluation des projets. Il faut enfin du leadership et de la transparence », a conclu Pauline Marois. Source : Parti Québécois

Répliquant, en bon libéral fédéraliste qu’il est, aux propositions de la cheffe du Parti Québécois, le ministre des transports a tenté de ridiculiser celle ci affirmant que tous ce qu’elle propose a déjà été fait, «qu’elle était en retard» ce qui est faux évidemment car Sam Hamad n’a pas prouvé que toutes les études étaient déjà publiées sur Internet, Sam Hamad n’a pas confirmé que son gouvernement était responsable de la perte d’expertise au sein de son ministère et donc qu’il fallait la renforcer, Sam Hamad n’a pas prouvé qu’un comité permanent était déjà en place, Sam Hamad n’a pas certifié que ce comité était présidé par le Premier Ministre et finalement Sam Hamad n'a pas osé dire qu'il y avait déjà une enquête publique sur la construction.

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Aux journalistes :
Souvenez-vous, pour les prochaines fois, que Mme Marois n’est pas Premier Ministre du Québec ni Ministre des Transports et n’a pas à raccourcir ses vacances simplement pour parader devant vous et paraitre devant les caméras pour se faire du capital politique. Mme Marois s’est gardée une petite gêne et n’a donc pas voulu usurper la place de son député Nicolas Girard, critique en cette matière. Souvenez-vous aussi que Mme Marois et le Parti Québécois ont été jugé trois fois pour les actions qu’ils auraient faites. Cessez donc de jouer le jeu des libéraux qui sont au pouvoir depuis 8 ans.

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