lundi 28 novembre 2011

Prévenir le décrochage scolaire : la solution Finlandaise

 Concernant les enseignants :
La caq à Legault veut faire l’évaluation des professeurs selon leurs performances en classe alors qu’il faut plutôt bloquer toute personne voulant faire carrière dans l’enseignement avant même qu’ils obtiennent leurs diplômes. Le candidat à la profession doit uniquement savoir comment rendre sa matière intéressante pour l’élève. En Finlande, tous les enseignants ont une maitrise en enseignement. Là-bas on n’oserait jamais accepter une personne qui aurait échouée dans d’autres domaines et qui se rabat sur la profession d’enseignant faute de mieux.
 Teacher Newsmagazine  Volume 23, Number 5, March 2011
Le miracle finlandais
 Par Moh Chelali
Imaginez des étudiants qui déambulent une bonne partie de la journée dans des couloirs aux couleurs chaudes décorés de travaux des élèves de l’école. Adossés aux murs, quelques fauteuils pour que les élèves discutent en groupe ou simplement se reposent.
 Imaginez de vastes classes très spacieuses équipées de tout le matériel le plus moderne y compris des derniers cris de la technologie. Les élèves y passent seulement 45 minutes de cours pour chaque séance. Aucun test, quiz ou examen n’est administré! Jusqu’à 9 ans les élèves ne sont pas notés et même quand ils le sont à partir de 9 ans il n’y a pas de chiffre ou de pourcentage associé à la note, juste quelques commentaires !!
 Imaginez des élèves joyeux qui déposent sans crainte leur vêtement dans des vestiaires en libre accès dans le hall de l’école alors que leurs vélos utilisés pour venir sont laissés sans antivol dans des emplacements prévus à l’intérieur de l’école.
 Imaginez des relations entre professeurs et élèves empreintes d’une grande familiarité jusqu’au point que certains élèves peuvent téléphoner si besoin est à leur professeur sur son portable pour obtenir des éclaircissements sur un point du programme et où il n’est pas rare non plus qu’un professeur se rende au domicile de ses élèves afin de se rendre compte de leurs conditions de vie.
 Imaginez des enseignants avec moins d’heures de cours à enseigner que dans n’importe quel autre système scolaire dans le monde. Des enseignants qui ont tout le temps nécessaire pour réfléchir à leur pédagogie et offrir des activités extracurriculaires aux élèves. Chaque enseignant a toute l’autonomie pour enseigner ce qu’il veut, comme il le veut et quand le veut dans le cadre des objectifs globaux du curriculum. Les effectifs des classes dépassent rarement les 20 élèves.
 Imaginez une école totalement gratuite sans aucun frais. Les fournitures scolaires et les repas sont fournis gratuitement. Le directeur d'école est un enseignant la moitié du temps, et durant l’autre moitié il est responsable de l'encadrement et de la coordination pédagogique. Les tâches de la gestion des finances sont assurées par la municipalité dans laquelle l’école est située.
 Imaginez des écoles privées intégrées ou jumelées à un système public plus que performant et où l’élève se rend avec plaisir à l’école la plus proche de chez lui.
 Imaginez des enseignants avec une maîtrise comme formation académique pour commencer leur métier et qui reçoivent un soutien continu et une multitude de choix de développement professionnel. Souvent, ces enseignants sont rattachés au centre d’études ou de recherches de l’université la plus proche de leur école pour explorer les meilleures approches pédagogiques pour mieux aider leurs élèves.
 Imaginez des écoles maternelles et pré-maternelles avec une atmosphère familiale presque comme à la maison. Des éducateurs en nombre suffisant pour communiquer en tout temps avec chaque enfant. Trois assistantes maternelles plus une aide ménagère par groupe de 12 enfants entre 1 et 3 ans sont en permanence présents; 2 professeurs qualifiés, une assistante maternelle et une aide ménagère sont présents pour tout groupe de 21 enfants entre 3 et 6 ans.
 Imaginez que tout le mobilier de l’école est astucieusement choisi pour ses couleurs et son confort pour n’imposer aucun stress inutile aux enfants. Le rythme des activités est organisé de telle manière que les enfants restent calmes, détendus et disponibles.
 Imaginez qu’on cherche avant tout à éveiller l’enfant, par des activités ludiques et des jeux et ce n’est qu’à partir de 7 ans que les enfants commencent normalement à apprendre à lire.
 Après 7 ans, chaque jour est consacré à une discipline (musique, sport, activités manuelle ou artistiques, langue maternelle, maths) mais c’est seulement le matin que les enfants s’y initient, de façon toujours très attractive. L’après-midi est réservé au jeu.
 Imaginez que les apprentissages initiaux se font sans violence, sans stress et sans contrainte excessive en ayant pour seul souci de stimuler, de motiver, d’être à l’écoute. Si un enfant montre des dispositions particulières ce qui n’est pas rare dans un tel climat, on lui donnera l’opportunité d’apprendre à lire plus précocement (6 ans). En revanche, en accord avec les parents, les professeurs peuvent garder un enfant jusqu’à 8 ans au niveau de la maternelle s’il apparaît qu’il n’est pas prêt pour la classe supérieure. Après, le redoublement est en principe proscrit par la loi.
 Une école de rêve dites-vous ? Existe-t-elle vraiment ? Et si elle existe combien coûtera-t-elle aux payeurs d’impôts ?
 Vous l’aurez compris au titre de cet article, cette école existe bel et bien et elle s’appelle le modèle finlandais.
 « Le modèle finlandais est le meilleur au monde ». Selon une étude internationale menée par l’OCDE (enquête Pisa) : à 15 ans le niveau des élèves finlandais surpasse de loin celui de leurs camarades européens et d’ailleurs dans le monde. La Finlande arrive en tête pour les performances en lecture de ses élèves parmi les 43 pays participants (les 30 pays de l’OCDE plus 13 pays associés). Elle arrive à la 4ème place en maths et à la 3ème place en sciences. Déjà au début des années 2000 elle figurait parmi les tout premiers pays au monde pour l’efficacité de son éducation. En 2003, elle améliora encore sa position, et obtint la première place, parmi les 41 pays participants, dans les 3 matières déjà évaluées en 2000 et la seconde pour la résolution de problèmes, introduite dans cette nouvelle session de 2003. La Finlande reste depuis en tête de liste des pays développés qui participent aux tests PISA («Programme international pour le suivi des acquis des élèves» mené par les pays de l’OCDE)
 Combien cela coûte?
 Tenez-vous bien, les dépenses annuelles par étudiant en Finlande sont aux alentours de 7500$ par étudiants soit 5.8% du PIB. Ceci reste bien inférieur au coût de pratiquement toutes les provinces au Canada. À titre d’exemple le coût par étudiant est de 8500$ en Colombie-Britannique, de 8,300$ (2006) au Québec et de 10,730 $ en Ontario !
 Quel est alors le secret de ce miracle ?
 La Finlande a fait un choix délibéré de parier sur l’élève qui est au centre de l’apprentissage. Les diverses approches sont basées sur une fine et profonde analyse des besoins réels de chaque élève et chaque élève est unique. Bien sûr le système finlandais respecte profondément les savoirs, mais il respecte encore plus les individus à qui il veut les faire acquérir.
 Comme décrit ci-haut, l’environnement est chaleureux et accueillant sans aucune contrainte ni stress imposé sur les élèves ou les enseignants. Les rythmes d’apprentissages sont savamment adaptés et dosés aux rythmes des élèves.
 Dès la maternelle, on a instauré une détection précoce des handicaps et des troubles de l’apprentissage et on a préparé des interventions adaptées avec un personnel spécialisé et hautement qualifié. Le taux d’encadrement est très élevé avec des enseignants qui ont tous une maîtrise en éducation et une formation sur le terrain très exigeante.
 Les enseignants sont au cœur du succès finlandais. Tous les enseignants sont experts et associés à l’université pour des travaux de recherches et de pédagogie appliquée.
 Les enseignants sont très respectés dans la société et jouissent d’une liberté pédagogique totale et d’une grande marge d’autonomie et d’initiative. C’est assurément là une composante essentielle de leur motivation.
 Un pays comme la Finlande nous donne l’exemple d’un modèle performant à suivre. Les querelles stériles qui empoisonnent encore aujourd’hui le climat d’éducation chez nous, devrait être dépassées par un vrai dialogue constructif de tous les partenaires sociaux. Il y a quelques semaines, l’association des directeurs d’école de la C-B a rejeté les tests standardisés appelés en anglais (FSA) pour les même raisons que les enseignants. Et que fait notre ministre? Elle s’entête à les faire passer alors qu’une grande proportion des parents les rejettent et que de ce point de vue, même s’ils avaient un intérêt pédagogique-ce qui n’est pas le cas- ils ne sont pas statistiquement significatifs. C’est tout simplement une perte de temps et d’argent. On pourra parler aussi de la fermeture d’écoles de proximité sous la couverture de l’efficacité économique, ce qui n’aide pas au travail de proximité en éducation. Mais énumérer la longue liste de ce dont il faut débattre et corriger fera partie d’un autre débat.
 L’école est devenue un instrument politique qui obéit aux règles de l’offre et de la demande, jugée plus sur sa performance économique que sur sa valeur sociale. L’école devrait plutôt être considérée comme un idéal de rassemblement de tous afin d’édifier une société juste et prospère.
 Références et vidéos à voir :
 www.dailymotion.com/video/xc3psh_le-modele-deducation-finlandaise_tech
 www.dailymotion.com/video/x8f8w1_education-le-modele-finlandais_news
Moh Chelali, Responsable des programmes et services en français, Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique.
 Synopsis: This article describes the education system in Finland and explains how Finland’s education system became the best in the world.Source : http://bctf.ca/publications/NewsmagArticle.aspx?id=22384


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 Un journaliste se doit de m'informer et non de me donner son opinion en manipulant la nouvelle.

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