En lisant les blogues de droite, je remarque que plusieurs ont cette tendance maladive à vouloir réécrire l’histoire en escamotant une partie de la vérité.
Concernant la prière, Richard Martineau, dans
Prière de ne pas déranger (en rapport avec la volonté du maire Jean La La Tremblay de Chicoutimi de continuer de faire une prière) cite Jésus hors contexte, car l’on sait que Jésus n’aimait pas la façon de faire des
juifs pharisiens qui répétaient sans cesse les mêmes prières en public pour se faire voir des hommes....
«SAINT MATHIEU CONTRE LE MAIRE
Et pour répondre à J. Jacques Samson, oui, cette neutralité devrait aussi s’appliquer aux Amérindiens.
Le Parlement n’est pas la place pour faire des sparages avec des plumes, des calumets de paix et de la boucane rituelle.
Vous voulez vous payer un trip folklorique ? Allez au village western de La Ronde et appelez-moi, je me costumerai en Lucky Luke et on jouera à « Pow-Pow t’es mort » en-dessous de La Pitoune.
Et pour ce qui est du maire Tremblay et de sa foutue prière, comme m’a écrit Martin, un lecteur, le martyre de Saguenay devrait relire Mathieu 6;5 :
« Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes.« Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret… »
Pour se montrer honnête, Richard Martineau aurait dû soit se taire, soit dire toute la vérité car Jésus n’était pas contre la prière en public :
«Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. Mathieu 18-19»
(…) »
Jacques Brassard
Un autre qui veut réécrire en partie l’histoire, c’est
Jacques Brassard qui écrit sur son blogue concernant le crucifix et la prière :
(...) À partir de là, allons-y joyeusement! Démantelons la Croix du Mont-Royal; tronçonnons les Croix du Chemin (il en reste encore); débaptisons des milliers de rues et des centaines de municipalités à travers tout le Québec; décrochons les crucifix de tous les endroits publics; jetons à terre les clochers trop voyants; enlevons de nos calendriers les fêtes religieuses; changeons le nom de tous les hôpitaux qui s’appellent Hôtel-Dieu; modifions le texte de l’hymne du Canada écrit par Basile Routhier; détruisons tous les signes judéo-chrétiens que l’on retrouve sur un grand nombre d’édifices publics.» (...)
"signes Judéo-chrétiens" ? D'où sort-il cela ? On a des signes chrétiens ou on a des signes juifs.
«Et je précise en terminant que je ne suis pas un fan du Maire Tremblay. J’ai de sérieuses réserves sur sa façon de gérer Ville Saguenay et, sur le plan religieux, je le trouve un tantinet…pharisien! Mais je lui accorde mon appui sans équivoque sur la question de la prière et des symboles catholiques. »
Tout allait bien jusque là, et j’en suis, mais horreur, il a écrit "pharisiens", fallait ne pas écrire "pharisiens". Car les pharisiens étaient juifs tout comme ceux qui ont fait crucifier Jésus. Curieux, non ? On parle de crucifix mais faudrait pas parler de ceux qui ont crucifié Jésus en le clouant sur une croix. Voyez comment il courbera l'échine suite à ce commentaire :
L’honorable anonyme écrit un commentaire en réponse à Brassard :
(...) «En passant, le mot "pharisien", que vous utilisez, a une mauvaise presse très injustifiée, mauvaise presse répandue par la propagande chrétienne du temps où les chrétiens étaient en conflit théologique avec les Juifs, et en compétition pour les convertis et la tolérance des autorités. Je n'encourage pas cet usage peu oecuménique. Les pharisiens n'étaient pas du tout ce que le dictionnaire (1) prétend ("personne dont la piété et la vertu sont purement extérieures; dont la morale est toute formelle et qui juge avec sévérité les actions d'autrui")
Et voila que notre coco de droite s’abaisse à réécrire l’histoire pour l’ajuster aux nouveaux discours de récupération des juifs à leur cause :
Jacques Brassard a dit…
Vous avez raison sur le vocable «pharisien». Je le savais. Mais comme mon propos ne se voulait d'aucune façon ...érudit, j'ai utilisé le mot «pharisien» dans le sens commun d'ostentatoire.
Jacques brassard 18 février 2011 15:46
Mais il y a pire : l’
Antagoniste qui tente de réécrire l’histoire sur tout les sujets à coups de textes, graphiques ou de messages twitter. Sa dernière tentative : tenter de nous faire croire en citant Mein Kampf -écrit en prison longtemps avant de prendre le pouvoir- ou encore d'un de ses discours de 1933, qu’Hitler, l’autrichien était un gauchiste socialiste mais escamotant totalement ses alliances avec la droite allemande qui l’ont aidé à prendre le pouvoir en Allemagne.
Tout prendre au pied de la lettre, c'est le genre d’idiot stupide et utile que notre droite en déchéance aime chez la girouette Antagoniste.