vendredi 27 janvier 2012

Elle perd sa cause contre un mort


Prélude
Une personne peut être victime d’abus sexuels à l’âge de 6 ans, mais si cette personne rendue à l’adolescence et encore pire à l’âge adulte fait encore chanter son agresseur sous menace de dénonciation contre de l’argent, elle n’est plus une victime mais une criminelle qui fait du chantage, de l’extorsion. Cependant, au Québec comme en Canada, la Justice patauge parfois dans de tels méandres, car dans plusieurs causes semblables, la police et la justice ont joué ensemble les maîtres chanteurs pour arriver à leurs fins.
Bien que chaque cas d’abus sexuels soit spécifique, le but ultime tout au long du processus, n’est-il pas la gloire des justiciers et le gain facile pour les avocats et les plaignants ? Bonne question, n’est-ce pas ?
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Une variation sur le même thème ?
La Justice essai, me semble,  avec le jugement Martin, de ne plus tomber dans le piège des victimes qui dans les faits ne le sont pas totalement. Y aurait-il un vent de changement là aussi ? Ce serait étonnant, mais sait-on jamais !

Dans la cause Bédard contre Therrien, la plaignante --âgée quand même de 17 ans (en 1965) --- aurait été séduite par un jeune vicaire un peu plus âgée qu’elle. Je dis bien «aurait» car le contraire pourrait s’avérer aussi véridique puisqu’il faut tenir compte des us et coutume de l’époque; on disait que les jeunes filles étaient plus matures et de loin meilleures communicatrices que les garçons et il n’était pas rare que les jeunes filles se mariaient à 15 ou 16 ans. Pour le prouver, vous n’avez qu’à faire des recherches en généalogie (les contrats de mariages ou les registres de mariages) de vos grands-parents et peut-être même de vos parents pour vous en apercevoir.

Un jugement à la Salomon : Justice Martin ménage la chèvre et le chou

Extrait :
Dans sa décision, le juge Édouard Martin admet que la plaignante a été séduite par le vicaire Armand Therrien et qu'un enfant est né de leur liaison. Le juge mentionne aussi que France Bédard a subi une injustice grave, mais il conclut que la Cour ne peut lui accorder le dédommagement demandé.
 Les faits remontent à 45 ans. Selon le juge, la plainte aurait dû être déposée plus tôt, soit lorsque la plaignante a fait le lien entre la nature des dommages subis et la cause de ceux-ci. Le délai de prescription pour intenter une poursuite est de trois ans, à moins de démontrer que la victime était dans l'impossibilité d'agir plus tôt.
 Le juge conclut que France Bédard était apte à intenter un recours dès 1996. À ce moment, elle avait retrouvé son fils illégitime et communiqué avec Armand Therrien.
 Par ailleurs, souligne le juge, l'acte commis par le prêtre fautif n'était pas lié à son travail de vicaire. L'autorité du diocèse ne pouvait connaître le fait qui allait donner lieu aux dommages.
 http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2012/01/25/005-france_bedard-poursuite-rejet.shtml


Cette histoire me fait penser aussi à celle des Frères de Ste-Croix et de la réplique cinglante que l’Abbé Gravel a fait envers les plaignants les qualifiants de prostitués.

Extraits :
Le récit n'inspire aucune compassion au prêtre Raymond Gravel. «Pour dix-huit millions, je suis capable de pleurer moi aussi», lance-t-il à la table d'un café du Plateau. Depuis que la Congrégation de Sainte-Croix s'est engagée à verser de 10 000 $ à 250 000 $ aux victimes d'abus sexuels dans ses trois écoles de Montréal, Pohénégamook et Saint-Césaire, Raymond Gravel est furieux.
 Tout en condamnant les frères qui ont violé leurs élèves, l'abbé Gravel s'est opposé au versement d'indemnisations financières aux victimes. À ses yeux, l'entente est abusive et inacceptable, puisqu'elle force toute une congrégation à payer pour les écarts d'une minorité. Il réitère en entrevue ses accusations à l'égard des avocats qui ont transformé les victimes «en prostitués» en leur faisant miroiter de l'argent. Par-dessus tout, il appréhende un courant «antireligion» au Québec. «Cette entente va faire jurisprudence. Toutes les communautés religieuses vont être poursuivies, et on va les mettre en faillite», dit-il.
 ET ...
 Raymond Gravel est une exception dans l'Église catholique. Durant son adolescence, à la fin des années 60, il était prostitué dans le milieu gai, un passé qu'il n'a jamais renié. Mélange de sincérité et d'imperfection, l'homme a su gagner la confiance des fidèles. Tout comme eux, il était humain, trop humain.
 En novembre 2006, Raymond Gravel est devenu le premier religieux élu aux Communes (sous la bannière du Bloc québécois). Ses positions favorables au mariage gai et à l'avortement lui ont valu les remontrances du Vatican. Forcé de choisir entre l'Église et le Parlement, il est retourné dans son diocèse, à Joliette, après deux ans de vie politique.
 Raymond Gravel n'a rien perdu de sa franchise brutale. Ce prêtre atypique avoue même qu'il a tiré profit d'un incident d'attouchement sexuel subi durant son adolescence, lors de son passage à l'école Sacré-Cœur, à Saint-Gabriel-de-Brandon. Il refuse l'étiquette de victime. «Je ne suis pas une victime. On s'est servi de ça après, une gang de gars, pour faire de l'argent avec le frère et pour le faire chanter. J'avais 12 ans, on est réveillé à 12 ans», lance-t-il.
 Raymond Gravel a soutiré «une montre» à son agresseur. Pas étonnant que les sommes obtenues par les victimes des frères de Sainte-Croix lui paraissent exorbitantes.
http://www.ledevoir.com/societe/justice/338952/victimes-ou-prostitues

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Matière à réflexion :
Je crois sincèrement que par clientélisme politique le législateur a, depuis Trudeau,  déresponsabilisé une partie de la population,  aujourd’hui on criminalise ce qui ne l’était pas à l’époque –sexualité précoce, fréquentation et mariage hâtif-- et on décriminalise ce qui l’était, par exemple toutes ces lois sur l’adultère, le divorce, l’avortement et la prostitution.

Si autant de personnes qui se plaignent rejettent le blâme sur les autres pour se discriminer, se disculper et se disent toujours non-responsables, pourquoi ont-elles le droit de vote ? Pourquoi toutes ces personnes irresponsables ont-elles le droit de contracter et de conduire ? D’avoir des enfants ?
*** Un journaliste se doit de m'informer et non de me donner son opinion en manipulant la nouvelle.

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