Si la
population est cynique face à la classe politique, c'est que ce phénomène est en grande partie causé par les journalistes, analystes et chroniqueux des médias.
***
J’en veux
pour preuve ce qu’ont rapportés les médias dans l’affaire Gilles Duceppe.
Tout
commence par un article non signé de la grosse Presse épaisse qui allègue sans
s’appuyer sur aucune preuve que M. Duceppe aurait payé son DG du Bloc Québécois
à même les fonds publics. Les autres médias pique-assiette n’hésitent pas un
instant et se joignent eux aussi au buffet.
Le Devoir, sceptique
et dubitatif, fait une enquête auprès des autorités de la Chambre des Commune
et publie à son tour un article, signé celui-là, disant que M. Duceppe n’aurait
peut-être pas contrevenu aux règles.
Diffamé par
les médias anti souverainistes, M. Duceppe se lance à la recherche de documents
pour appuyer sa défense et dépose hier un avis juridique en plus de joindre
plusieurs documents.
Tous les
médias télévisés en parlent de cet avis juridique de l’avocat Gendron mais
escamotent et omettent de mentionner ces documents sous forme de
correspondances qui prouverait ce que Gilles Duceppe avance pour sa défense.
Je vous invite
donc à le lire en cliquant ici http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/01/30/002-duceppe-ottawa-lundi.shtml … les documents concernés sont à la fin de la
lettre signée par l’avocat.
Si la
population veut que les politiciens fassent de la politique autrement, il va falloir
que les médias rapportent la nouvelle autrement. Terminer les allégations sans preuves. Finir avec la
manipulation des sondages. Cesser les analyses par des clowns. Arrêter les jugements téméraires.
Et surtout que cesse l’effeuillage, le
streap-tease préconçu pour surfer la nouvelle sur plusieurs jours.
Un journaliste se doit de m'informer et non de me donner son opinion en manipulant la nouvelle.
0 commentaire (s):
Enregistrer un commentaire