mercredi 4 janvier 2012

L’avidité des entreprises et des syndicats


Ce matin en visitant des blogues de gauche et de droite, je me suis arrêté sur deux antagonistes pour vous en parler.
Le "conservateur indépendant" dénigre allégrement Amir Khadir de Québec Solidaire pour sa participation à la manifestation d’hier avec les mis-à-pieds de la White Birch, allant jusqu’à qualifier Qs de «fumiste ne connaissant rien à l’économie» et par la bande le PQ, pourquoi pas :
Ce parti rejoint le PLQ et le PQ dans les rangs des utopistes ou fumistes économiques 

et l’autre, un participant régulier du blogue Jeanne Emard qui s’en prend joyeusement à la «bonne société transnationale» Rio Tinto d’Alma et le peuple qui s’en prend au «méchant syndicat».


Tapons sur les travailleurs!  Mais là, que les membres d’un syndicat du secteur privé osent refuser la sous-traitance que voudrait imposer son employeur, une gentille société transnationale, on ne blâme pas l’intransigeance de ces sociétés qui ne se préoccupent que du rendement de leurs actionnaires, non, on préfère se ruer sur… les travailleurs et leur syndicat!


Ces deux représentants de la division des classes ne voient que la poutre dans l’œil de son voisin, incapables de saisir qu’ils sont tous les deux défenseurs de l’avidité, de la rapacité et de l’appât du gain des "bonnes transnationales et des méchants syndicats"

Les méchants syndicats n’ont en tête que de faire de l’argent sur le dos des entreprises et les bonnes entreprises font exactement pareil sur le dos des salariés. 
Mais à trop exagérer de part et d’autres, ils se tirent dans le pied.
Les patrons des entreprises devraient apprendre qu’en temps de difficultés économiques, ce n’est pas le temps de se payer des salaires ou des bonis de 34 millions. Qu’il ne faut pas abuser des subventions et de certains passe-droits et de privilèges obtenus dans le passé.

Du côté syndical, les syndicalistes devraient se mettre dans la tête, une fois pour toute, qu’une fois terminée une convention collective peut se renégocier à la faveur de l’entreprise. Le donnant-donnant ou gagnant-gagnant n’est pas un droit. La partie patronale a aussi le droit de renégocier ses conditions, ce droit n’est pas donné seulement au syndicat. La partie patronale peut décider de couper de moitié dans les salaires et c’est son droit. C'est sauvage, mais les grèves sont aussi sauvages, les ralentissements au travail, c’est aussi sauvage.

À ces deux blogueurs, je donne deux morceaux de robots puisqu’ils sont aussi nuls, l’un comme l’autre.



1 commentaire (s):

Le Gentil Astineux a dit…

À propos des réactions, de vos réactions.
Je ne cherche jamais à savoir qui votent ou encore qui vient faire son tour sur mon blogue, mais ceux qui ont voté sur ce billet n'ont certainement pas aimé.
À mon avis, j'ai frappé dans le mille !