mercredi 15 février 2012

La retraite des baby-boomers et celle des baby-pampers

Des oiseaux de malheurs porteurs de message apocalyptiques,  tels les Éric Duhaime, vont jusqu’à prétendre que le Québec va frapper un mur si  on ne fait rien concernant les régimes de retraites. En fait, ces arrivistes s’en prennent presqu’uniquement aux baby-boomers.


Pour commencer, ce n’est pas tous les baby-boomers qui ont bénéficié des largesses de l’État. Les premières cohortes (1 217 000 jeunes nés entre 1946 et 1955) ne pouvaient accédées aux universités parce que celles-ci n’étaient pas assez nombreuses pour les accueillir et que les parents n’étaient pas assez riches.
Les premiers campus du système des Universités du Québec n’ouvrent qu’en 1969.

Si les baby-boomers n’ont pas tous profités des largesses de l’État, nous pouvons dire que tous les baby-pampers (les X Y, Z etc. ) eux ont  profité d’un plus haut niveau de vie que leurs prédécesseurs. Pensons à la gratuité des hôpitaux, à la gratuité de l’éducation, aux prêts et bourses, aux nouvelles technologies comme les ordinateurs et l’accès à de plus belles demeures, etc.

Revenons en 2012 pour parler des retraites
Ceux qui ont implantés l’État-Providence ne sont pas des baby-boomers mais leurs ainés, ceux là ont encore moins cotisés à la RRQ que les baby-boomers puisque elle n’existait pas avant 1965

Il est tout à fait vrai que les baby-boomers vont retirer plus de la Régie des Rentes que les autres et qu’ils auront moins cotisés que les autres. N’oublions pas qu’en 1965 (Tableau 21) les enseignants se battaient encore pour atteindre 100$ de salaire par semaine.
Leurs cotisations ont augmentés au fur et à mesure que leurs salaires augmentaient.
C’est comme ça pour tout le monde même pour ces jeunes  qui commenceront à travailler aujourd’hui en 2012 et qui prendront leur retraite dans 45 ans en 2057.

À titre d’exemple prenons un cotisant âgé de 20 ans qui commence à travailler aujourd’hui et imaginons que son salaire est assez élevé pour cotiser au maximum permis par la RRQ soit 2341.65$ par année.
En 2057 au moment de prendre sa retraite, cette personne aura investit de son argent personnel seulement 105 374.25 $ qu’elle récupéra en moins de 10 ans, peut-être en moins de 5 ans après s’être retirée du marché du travail.
Alors, d’où vient l’argent pour compenser ? Réponse : la part de l’employeur conjointement avec les revenus de placement car les cotisations sont toutes placées à la Caisse de Dépôt pour fructification. Et aux ajustements réguliers que font les actuaires de la RRQ.

La Caisse de Dépôt a perdu, sous l’influence d’une loi du gouvernement Charest, quelques 40 milliards en 2008-2009 à cause de placements toxiques mais ce 40 milliards $ n’a pas fait perdre tout l’investissement personnel des cotisants, en fait une toute petite partie et peut-être rien du tout comme expliqué précédemment.

Alors pourquoi ces oiseaux de malheurs s’énervent-ils tant les plumes des ailes ?

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