Des oiseaux
de malheurs porteurs de message apocalyptiques, tels les Éric Duhaime, vont jusqu’à prétendre
que le Québec va frapper un mur si on ne
fait rien concernant les régimes de retraites. En fait, ces arrivistes s’en
prennent presqu’uniquement aux baby-boomers.
Pour
commencer, ce n’est pas tous les baby-boomers qui ont bénéficié des largesses
de l’État. Les premières cohortes (1 217 000 jeunes nés entre 1946 et 1955) ne pouvaient accédées aux universités parce que celles-ci n’étaient pas
assez nombreuses pour les accueillir et que les parents n’étaient pas assez riches.
Les premiers
campus du système des Universités du Québec n’ouvrent qu’en 1969.
Si les
baby-boomers n’ont pas tous profités des largesses de l’État, nous pouvons dire
que tous les baby-pampers (les X Y, Z etc. ) eux ont profité d’un plus haut
niveau de vie que leurs prédécesseurs. Pensons à la gratuité des hôpitaux, à la
gratuité de l’éducation, aux prêts et bourses, aux nouvelles technologies comme
les ordinateurs et l’accès à de plus belles demeures, etc.
Revenons en
2012 pour parler des retraites
Ceux qui ont
implantés l’État-Providence ne sont pas des baby-boomers mais leurs ainés, ceux
là ont encore moins cotisés à la RRQ que les baby-boomers puisque elle n’existait pas avant 1965
Il est tout
à fait vrai que les baby-boomers vont retirer plus de la Régie des Rentes que
les autres et qu’ils auront moins cotisés que les autres. N’oublions pas qu’en
1965 (Tableau 21) les enseignants se battaient encore pour atteindre 100$ de
salaire par semaine.
Leurs
cotisations ont augmentés au fur et à mesure que leurs salaires augmentaient.
C’est comme
ça pour tout le monde même pour ces jeunes qui commenceront à travailler aujourd’hui en
2012 et qui prendront leur retraite dans 45 ans en 2057.
À titre
d’exemple prenons un cotisant âgé de 20 ans qui commence à travailler aujourd’hui
et imaginons que son salaire est assez élevé pour cotiser au maximum permis par la RRQ soit 2341.65$ par année.
En 2057 au moment de prendre sa retraite,
cette personne aura investit de son argent personnel seulement 105 374.25
$ qu’elle récupéra en moins de 10 ans, peut-être en moins de 5 ans après s’être
retirée du marché du travail.
Alors, d’où
vient l’argent pour compenser ? Réponse : la part de l’employeur conjointement
avec les revenus de placement car les cotisations sont toutes placées à la
Caisse de Dépôt pour fructification. Et aux ajustements réguliers que font les
actuaires de la RRQ.
La Caisse de
Dépôt a perdu, sous l’influence d’une loi du gouvernement Charest, quelques 40
milliards en 2008-2009 à cause de placements toxiques mais ce 40 milliards $
n’a pas fait perdre tout l’investissement personnel des cotisants, en fait une
toute petite partie et peut-être rien du tout comme expliqué précédemment.
Alors
pourquoi ces oiseaux de malheurs s’énervent-ils tant les plumes des ailes ?
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