mardi 21 février 2012

Le Parti Québécois se cache derrière la Charte des Droits pour ne pas débattre

Je suis à me demander ce que veulent les stratèges et conseillers de Mme Marois pour lui faire entretenir de telles sottises :
Mme Marois a déclaré que ces référendums (initiatives populaires) ne pourront porter sur des questions qui vont à l'encontre de la Charte des droits et libertés du Québec ou sur des questions fiscales.
Ce recours ne pourrait pas être utilisé non plus pour destituer un premier ministre ou un député, a indiqué la chef péquiste lors d'un point de presse, où elle a donné suite à des résolutions adoptées récemment par les militants de son parti.
De plus, au moins 15 % de la population, soit 850 000 personnes, devraient signer un registre pour que le gouvernement donne suite à toute initiative populaire de référendum.
 «Est-ce qu'on pourrait contester le droit à l'avortement? Est-ce qu'on pourrait ramener la peine de mort? Non, on ne va pas jouer dans ce film-là», a-t-elle dit.
Source de l’extrait : Le Devoir dans Pauline Marois balise le recours aux référendums d'initiative populaire


Antidémocratique
Le PQ veut se donner des airs d’un parti qui est le plus démocratique qui soit.
Se cacher derrière la Charte des Droits pour ne pas débattre est antidémocratique.
Une Charte des droits ça ne tombe du ciel, ça se change.

La gouvernance souverainiste
Un plan pour l’indépendance

 L’objectif d’un gouvernement souverainiste demeure le même, c’est la souveraineté. Sa légitimité lui viendra du mandat qu’il aura reçu des Québécois. Son engagement envers eux sera de faire en sorte qu’ils soient toujours plus libres, toujours plus confiants, toujours plus souverains. Son projet sera dans chacun de ses gestes de gouvernement.
 La gouvernance souverainiste s’incarne ainsi à travers cinq actions précises et audacieuses :
-Assumer tous les pouvoirs dont le gouvernement québécois dispose déjà, mais qu’il n’utilise pas;

-Faire respecter ses pouvoirs en utilisant tous les moyens acceptables au sein d’une société démocratique;

-Prendre l’initiative d’occuper tout l’espace dans les champs de compétences partagées;

-Acquérir de nouveaux pouvoirs et;

-Réaliser la souveraineté du Québec en étant prêt à tenir un référendum à tout moment.

Toujours plus souverains
Chaque fois, le gouvernement fédéral aura deux options: répondre positivement aux demandes du Québec ou risquer un ressac avec le PQ au pouvoir, prêt à tenir un référendum sur la souveraineté. Peut-être que le Canada n’accédera jamais aux demandes des Québécois, mais il y aura des conséquences immédiates à son refus. C’est le problème des partis fédéralistes à Ottawa, et non celui du Québec. Pour une fois, ce sont eux qui auront le fardeau de la preuve.

Les lois sur l’avortement (juridiction partagée) et la peine de mort sont sous la juridiction du fédéral. Ottawa commande et le Québec doit obéir. En refusant des référendums sur des sujets comme la peine de mort et l’avortement, le PQ se met lui-même en contradiction avec sa gouvernance souverainiste. 
Des balises, oui, mais des couardises, non !



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