Santé

Les statistiques de l'OIIQ 2009-2010 Tableau 4 très intéressant page 17
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La dérive du gouvernement de  Jean Charest et du PLQ
Jean Charest dérape
Quand c’est le premier Ministre du Québec lui-même qui se lève en Chambre pour répondre à la place du Ministre de la Santé, inévitablement des mensonges seront racontés.

Jean Charest pour se disculper de ses faiblesses et ses mauvaises performances remâche sans cesse la mise à la retraite (-Charest laisse entendre coupures et retraites forcées-) volontaire des infirmières et médecins en 1997 par le gouvernement de Lucien Bouchard et une de ses « lignes » préférée est : «Mettre un médecin à la retraite, ça prend dix minutes. En former un, ça prend dix ans»

Comme d’habitude, ce chef du gouvernement libéral et fédéraliste de surcroit, joue avec la vérité.
En vérité, en vérité, ce n’est pas moi qui vous le dis, on peut former un bon médecin en 4 ans ou 5 ans. C'est loin des 10 ans que postillonne Charest et sa bande de pas-bons depuis le début du siècle. Dix ans à douze ans, c’est le temps pour former un spécialiste.

Charest trompe le peuple en nous faisant croire que les 1400 ( ce chiffre qu'il a lancé lui-même en Chambre cette semaine) étaient tous des spécialistes et que les remplacer prendrait 10 ans.

Revenons aux années 1997 et aux questions qu’il faut se poser et à Charest et à ses alcooliques acolytes de répondent, comme par exemple :

Les spécialistes :
-Combien de spécialistes auraient pris leur retraite de toute façon en 1997 ?
-Combien de spécialistes auraient pris leur retraite de toute façon en 1997 pour des raisons de santé ? Notez que les chirurgiens souffrent d’incapacités au niveau des hanches et des genoux vers l’âge de 50-55 ans, usés parce qu’ils opèrent debout.
-Combien de spécialistes auraient de toute façon délaissé leur profession au profit d’une autre ?
Combien de spécialistes sont de toute façon décédés en 1997 ?
Ces mêmes questions se posent aussi pour les médecins généralistes.

Le contexte des offres de retraites anticipées de Bouchard
Lucien Bouchard, Pauline Marois, Bernard Landry corrigent encore la mauvaise gestion des libéraux.

André Pratte s'en mêle

Le dos large, par André Pratte, en Éditorial - La Presse, mercredi 4 juillet 2007
«En politique, il y a malheureusement peu de place pour la nuance et l’élégance.
On ne s’étonne donc pas d’entendre Jean Charest et Mario Dumont mettre sur le dos de Pauline Marois tous les problèmes qui persistent dans les réseaux de la santé et de l’éducation. Ces accusations n’en sont pas moins caricaturales et injustes.

« Les mises à la retraite dans le domaine de la santé, c’est Pauline Marois. La fermeture dans les facultés de médecine et de sciences infirmières, c’est Pauline Marois », a soutenu le premier ministre.

Pourtant, on ne peut blâmer Mme Marois pour les retraites anticipées des médecins et des infirmières ; elle était à l’époque ministre de l’Éducation, pas de la Santé.

De plus, il faut se souvenir que si ce catastrophique programme de départs volontaires fut si largement offert, c’est à la demande expresse des associations de médecins et d’infirmières. Les médecins, notamment, préféraient de loin les mises à la retraite à la baisse de leurs honoraires.

À l’Éducation, Mme Marois présida bel et bien à une réduction des admissions en sciences infirmières et au maintien de contingentements particulièrement bas en médecine. Toutefois, il faut tenir compte du contexte.

La diminution des admissions en médecine avait été amorcée par le gouvernement précédent. Un gouvernement libéral !

Au début des années 90, au Québec comme ailleurs au Canada, on s’inquiétait non de la pénurie, mais du surplus de médecins. Les gouvernements provinciaux réagirent tous de la même manière : en diminuant le nombre d’étudiants. Quant aux infirmières, c’est leur corporation professionnelle qui, prévoyant « un surplus unique dans son ampleur », suggéra à Mme Marois en 1996 d’imposer un moratoire sur la formation collégiale.

Le chef de l’ADQ, Mario Dumont, a déclaré la semaine dernière que « tous les problèmes de la réforme scolaire sont entièrement l’oeuvre de Mme Marois ».

C’est un peu gros. Mme Marois a en effet lancé ladite réforme. Elle ne l’a pas sortie d’un chapeau, mais des États généraux de l’éducation. Sa proposition fut d’ailleurs partout bien accueillie : il s’agissait de renforcer l’enseignement des matières de base. C’est ensuite que la chose a dérapé, aux mains des pédagogues du ministère de l’Éducation. Mme Marois n’a pas su maîtriser leurs élans socioconstructivistes, c’est vrai. Mais les libéraux Pierre Reid et Jean-Marc Fournier n’ont pas fait mieux.

Contrairement aux assertions de MM. Charest et Dumont, dans chaque portefeuille dont elle a eu la charge, la nouvelle chef péquiste a laissé le souvenir d’une ministre dévouée, consciencieuse et consensuelle.

Plutôt que de s’en prendre aussi abusivement à son bilan, libéraux et adéquistes devraient parler du présent et de l’avenir. Surtout qu’en ce qui a trait à la gestion des affaires publiques, le PLQ n’a de leçons à donner à personne. L’ADQ encore moins, elle dont le programme en matière d’éducation et de santé reste aussi squelettique que simpliste.
André Pratte via le site de Vigile »

À propos des médecins de familles.
Autre question à poser à la gang à Charest : pourquoi selon un sondage mené en 2009 par la Fédération médicale étudiante du Québec auprès de 1 300 étudiants en médecine révèle que seulement 25 % d'entre eux ont l'intention d'opter pour la médecine familiale ?

Pour former une infirmière, le cycle est de 3 ans.
Environ 2 500 infirmières et 1 500 infirmières auxiliaires se sont prévalues de l’offre du gouvernement en 1997. Ce nombre n’est pas officiel puisque personne en autorité n’a apporté une preuve hors de tout doute quand au nombre réel de professionnels qui auraient réellement pris leur retraite dans chacun de ces secteurs d’activités.

Les mêmes questions se posent :
-Combien parmi elles auraient de toute façon pris leur retraite en 1997 et en 1998 et les années subséquentes ?
Combien auraient pris leur retraite de toute façon pour raisons de santé ?

Le contexte des années 90
Un autre aspect de la question que cache et tait volontairement Jean Charest est le contexte dans lequel ces offres de retraites anticipées ont été offertes.

Premièrement, à cette époque il y avait un surplus de médecin et d’infirmières. D’ailleurs, c’est sous un régime libéral qu’on a coupé la première fois dans les admissions aux facultés.

Deuxio, Charest arrivait au PLQ du fédéral. Il était au courant des manœuvres des fédéraux. Exemple : pour atteindre une forme d’équilibre budgétaire, le fédéral pelleta son déficit dans la cour des provinces à raison de 1,7 milliards par année pour le Québec, mais cela le petit politicien ne s’en formalise pas, exactement comme pour son pont d’or supposément de 75 000$ qu’il reçoit des contributions électorales versées à son parti par les tiamis des libéraux.

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Il y a des choses intéressantes à lire dans le livre Le Système de Santé au Québec publié par Les Presses de l’Université Laval dont voici une capture d’écran du Tableau 7 à la page 252 du livre.

Avez-vous remarqué que malgré les retraites supposément massives de 1997, le nombre d’infirmières et de médecins a crû plus vite que la population entre 1992-2000 ?

Ajout : Selon les données officielles du ministère de l’Éducation, le nombre d’admissions dans les facultés de médecine est passé entre 1999 et 2003 de 406 à 611, une augmentation de 205 admissions en quatre ans. De son côté, le gouvernement Charest l’a fait passer de 611 à 772 entre 2003 et 2007, une hausse de 161 admissions.
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Ajouté le 25 octobre 2010
Voici un extrait d'un article du 23 octobre 2010 signé Denis Lessard
«Les accusations de Jean Charest, «c'est du délire», lance sans appel Jennie Skeene. Désormais à la retraite, l'ancienne présidente de la Fédération des infirmières rappelle que toutes les infirmières qui avaient pris leur retraite à l'époque «seraient de toute façon parties depuis longtemps». Elle était aux premières loges quand Québec avait négocié ce programme avec les centrales syndicales. Les infirmières étaient alors bousculées par la réforme de la santé, le virage ambulatoire et les fermetures d'hôpitaux de Jean Rochon, qui continuait la réforme amorcée par le libéral Marc-Yvan Côté. «Les infirmières ont fui ce chaos», tranche-t-elle.»